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Au début de ce mois de juillet, la HADOPI a publié un petit bilan au niveau des avertissements qu’elle a envoyé aux internautes qui se sont faits attrapés en train de télécharger illégalement. Le résultat est assez pitoyable à mon avis et démontre clairement son inutilité.

Début juin, ce sont 1.090.000 mails d’avertissement qui ont été envoyés, soit tout de même 4,7% des abonnés à Internet en France ! Mais aucun des 314 dossiers d’abonnés en phase trois n’a donné lieu à une condamnation…

La HADOPI ressemble à un vieux chien de garde qui gronde tout le temps en sortant ses crocs mais qui ne mord jamais ! Une fois qu’on le sait, l’animal ne fait plus peur à grand monde.

Pour information, voici la carte de France des internautes qui se sont fait piégés :

Comme par hasard, il semblerait que ce soient les zones les mieux couvertes au niveau du haut débit qui reçoivent le plus de messages d’avertissements.

Vous trouverez plus de détails dans l’article publié par zdnet.fr.

Un grand merci à Darkadok qui m’a envoyé ce lien par mail.

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Comme je l’ai déjà dit de nombreuses fois, je trouve qu’HADOPI, en sa forme actuelle, ne sert à rien et pire, qu’elle nous coûte plus cher qu’elle nous rapporte. Donc, il faut arrêter la mascarade et se remettre à réfléchir à de nouvelles alternatives. Et c’est le moment avec le changement de gouvernement.

Mais comme les promesses des candidats à l’élection présidentielles passent souvent après les réalités économiques, j’attends de voir ce qu’il va se passer. Et l’on dirait bien que justement, ça bouge un peu…

François Hollande avait annoncé dans un premier temps qu’il comptait supprimer cette Haute Autorité. Il s’est ravisé par la suite en promettant une révision de l’HADOPI. Très récemment, c’est la nouvelle ministre déléguée chargée des PME et de l’économie numérique, Fleur Pellerin, qui  a indiqué que la loi serait transformée dans un délais de six mois, après consultation des acteurs du secteur et des consommateurs.

Concrètement, la riposte graduée devrait cependant être conservée mais allégée d’un point de vue des sanctions et de nouvelles taxes devraient être mises en place pour financer la création artistique.

 D’après ce que j’ai lu sur la Toile, le gouvernement préparerait une “grande loi signant l’acte II de l’exception culturelle française” qui réussirait le tour de force de concilier “la défense des droits des créateurs” et “un accès facilité et sécurisé aux œuvres par Internet”. Ouais, et bien il y a du boulot !

Image Wikipedia

Aux dernières nouvelles, ce serait Pierre Lescure, l’ancien PDG de Canal+, qui serait chargé de prendre les rênes d’une mission d’étude sur la Hadopi. Personnellement, j’ai toujours apprécié cette personnalité. Certes, Canal+ faisait partie du même groupe que Universal Music mais, vu la façon dont il s’est fait débarqué, j’espère que Mr Lescure fera preuve d’un maximum d’objectivité.

Affaire à suivre donc…

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Encore une mauvaise nouvelle, ou plutôt deux, pour les pirates du dimanche car deux services de partage de fichiers en ligne viennent à leur tour de déposer les armes.

Après la fermeture de Megaupload, le “direct download” a sérieusement vacillé. Heureusement, et c’est un peu la magie d’Internet, les autres sites de partage de fichiers ont absorbé la masse d’internautes qui ne savaient plus où télécharger leurs films et leurs musiques préférés.

FileServe et Wupload faisaient partie de ces sites alternatifs mais, face à la pression exercée par les autorités américaines, ils ont décidé de limiter leurs fonctionnalités, et d’interdire la fonctionnalité de partage de fichiers au public.

Bon, il faut bien le reconnaître, le “direct download” continue à prendre du plomb dans l’aile. Tout le monde se rend compte qu’il devient plus difficile de télécharger rapidement et que les hébergeurs nettoient régulièrement leurs espaces de stockage, afin d’éliminer les fichiers illégaux.

Personnellement, je pense que nous sommes un peu dans le creux de la vague et qu’il y aura certainement un nouveau site ou un nouveau service qui va prendre le relais et redonner des couleurs au “direct download”. Si vous êtes en manque de fichiers, il vous reste la mule à utiliser sous VPN (mais il faut payer pour avoir un service valable) et quelques logiciels P2P cryptés comme StealthNet.

D’ailleurs, est-ce certains parmi vous ont testé des solutions P2P sécurisées, c’est à dire avec lesquelles on ne risque pas de se faire gauler par HADOPI ? Qu’est-ce que cela donne au niveau vitesse de téléchargement et choix de fichiers ?

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L’Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou ACTA est une proposition de “traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle, la lutte contre les produits contrefaits et les échanges illicites de fichiers sans autorisation des ayants-droit” (Wikipedia).

Ce traité, s’il rentre en vigueur, renforcera de façon démesurée le pouvoir du copyright et forcera les fournisseurs d’accès à Internet à se transformer en policiers du copyright.

Il mettra en place des sanctions contre les utilisateurs violant le copyright, comme leur couper l’accès à l’Internet, un peu à la HADOPI et exigera en plus que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). S’ils contiennent des fichiers illégaux, leurs possesseurs se verraient infliger une amende.

En gros, ce serait un retour à une forme de prohibition. Une vidéo est apparue récemment sur la toile pour sensibiliser les internautes et les inciter à signer la pétition contre l’ACTA :

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui veulent comprendre un peu plus en détails le fonctionnement de l’ACTA, je vous renvoie à un billet que j’avais publié fin 2010, qui contient une vidéo assez explicative.

Alors, je vous invite à apporter votre soutien à la pétition contre l’ACTA sur secure.avaaz.org. Moi, c’est déjà fait…

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Avec la fermeture des sites d’hébergement de fichiers, Megaupload en tête, et la surveillance d’HADOPI sur les réseaux P2P, vous êtes nombreux à me demander comment faire pour partager des fichiers en toute sécurité.

Je viens de trouver la solution. Et en plus ce moyen est écologique et ne coûte pas très cher…

Comme le gouvernement et les ayants-droits ont toujours une longueur de retard, vous devez avoir quelques années avant que l’HADOPI se dote d’éperviers :wink: .

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L’élection présidentielle française devrait prendre un nouveau visage aujourd’hui avec l’annonce par François Hollande des grandes lignes de son programme.

Selon le Nouvel Observateur, le candidat socialiste devrait faire des propositions sur la  gestion des droits d’auteurs. Il pourrait proposer la dépénalisation des échanges entre particuliers, moyennant une contribution des internautes et des fournisseurs d’accès…

Ces annonces seraient un grand pas vers une éventuelle légalisation du P2P pour des échanges non commerciaux.

Pour simplifier, les internautes payeraient quelques euros de plus par mois (pas plus de 5 euros ?) et les fournisseurs d’accès, opérateurs et fabricants seraient un peu plus taxés. En échange de quoi, les utilisateurs pourraient s’échanger librement des œuvres et le gouvernement s’engagerait à développer l’offre commerciale.

Ces propositions suscitent de nombreuses interrogations comme par  exemple, la manière dont seront réparties les sommes récupérées par ces taxes. Il va falloir des outils statistiques particulièrement précis.

Bien que je sois un peu sceptique avec toutes les annonces des candidats pendant les campagnes, je retiens surtout la volonté de mettre fin à l’HADOPI, qui ne sert à rien et qui coûte excessivement cher au contribuable français.

On en saura donc sans doute un peu plus dans le courant la journée. De toute façon, le modèle économique actuel ne fonctionne pas, à moins de placer un policier derrière chaque internaute. Alors pourquoi pas une licence globale à la française ?

Plus d’infos sur tempsreel.nouvelobs.com.

Edité le 28/02/2012 : finalement non, François Hollande ne se prononcerait pas en faveur d’une licence globale (Numerama). Un pas en avant pour deux pas en arrière… Droite ou gauche : même combat !

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Quand j’ai vu le billet de Bob sur le black-out de différents sites contre la SOPA et autres lois liberticides, je me suis dis “Et que se passe-t-il dans mon pays, rempli de vaches et de chocolat (et de fric :-D)?  Sommes nous aussi en train de mettre en place une censure à la chinoise ?

Et la réponse est : NON !

Notre Conseil Fédéral (en gros, le conseil réunissant les ministres) s’est exprimé au sujet des lois de type HADOPI :

Les mesures envisagées allaient de la communication des données d’abonnés aux titulaires de droits à la coupure de l’accès à Internet pour les abonnés auteurs d’infractions, des procédés, donc, qui ne sont guère compatibles avec le droit suisse.

Et rajoute que :

Ces mesures ne sont guère compatibles avec le droit à la liberté d’expression, et le fait que ce verrouillage ne soit pas ordonné par un tribunal, mais qu’il émane d’une entreprise privée le rend encore plus problématique.

De plus le Conseil Fédéral juge que la mise en place d’un système de type SOPA coûterait trop d’argent. Et que le manque à gagner à cause du téléchargement illégal est compensé par l’achat de plus en plus important de places de concert.

Preuve est faite que ces mesures ne sont pas efficaces et qu’il existe quand même des gouvernements sensés dans ce bas monde :] .

Source: Numérama ainsi que le Rapport du Conseil fédéral sur les utilisations illicites d’œuvres sur Internet.

Billet proposé par Vlad’ sur le Forum.

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Hier soir, je me suis fait une soirée sans Internet : sport, film et dodo. Je me réveille ce matin et j’apprends que le FBI a fait fermer le plus grand site de partage au monde : Megaupload, 13ème site le plus visité au monde !

Conclusion : dès que je ne suis pas sur la Toile, c’est vite le foutoir ! Mais trêve de plaisanterie car l’heure est grave.

En effet, en étudiant un peu la question, j’ai compris que le FBI n’avait pas saisi tout le matériel de Megaupload mais seulement la partie américaine qui était hébergée par la société Carpathia Hosting (Virginie). Le FBI a également arrêté pas mal de monde, dont le fameux Kim Dotcom (ou Kim Schmitz) qui est le PDG de Megaupload.

De plus, les américains auraient (mais alors là, c’est à vérifier) réalisé un blocage de DNS sur le site de Megaupload. En gros, il aurait coupé la liaison entre l’adresse du site et le contenu du site. Du coup, le site n’est plus accessible en tapant son adresse dans les moteurs de recherche. Comme les américains contrôlent l’ICANN, qui gère ces fameux DNS, ils sont en mesure de couper n’importe quel site, où qu’il soit situé dans le monde ! Tous les abus sont donc possibles.

Bon alors, on télécharge où maintenant ? Car ce n’est pas avec nos salaires de misère que l’on va profiter d’un peu de Culture, me souffle un lecteur assidu. Pas de panique, les sites d’hébergement de fichiers pullulent. Ils vont sans doute voir leur croissance s’accélérer comme par enchantement.

Par contre, les représailles s’annoncent terribles car le groupe Anonymous lance une sorte de croisade contre la censure sur le Net. De nombreux sites d’ayants droits ont été immédiatement piratés et des cyber-attaques contre des sites officiels ont été lancées. Les anonymous ont notamment réussi à bloquer le site du FBI.

Et du côté des utilisateurs, ça donne quoi ? Et bien vous pouvez tous dormir tranquilles car ils ne vont pas mettre 150 millions d’internautes en prison. Par contre, les possesseurs de comptes premium ne rentreront sûrement pas dans leurs frais. A moins que Megaupload ne rebondisse, en attendant de gagner, je l’espère, son procès (s’il y a procès d’ailleurs car avec les dictatures, on ne sait jamais).

Enfin, il est à noter que notre cher Président de la République s’est très rapidement réjoui du coup d’éclat du FBI. Les amoureux de la Liberté d’expression et de l’Internet libre apprécieront sans doute ce geste au moment de glisser leur bulletin dans l’urne…

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Si vous vous êtes baladés un peu sur la Toile hier, vous avez sûrement constaté que pas mal de sites affichaient porte close. La raison de ce black out nous vient des États Unis où le gouvernement prévoit de faire voter deux lois particulièrement liberticides.

La première loi (ou plutôt groupe de lois) se nomme SOPA, pour Stop Online Piracy Act et vise à “élargir les capacités d’application du droit d’auteur et des ayants droit pour lutter contre sa violation en ligne et les contrefaçons” (Wikipedia) et la seconde porte le joli nom de PIPA, pour Protect Intellectual Property Act.

Si j’ai bien tout compris, et pour faire très simple, ces projets de lois visent à renforcer le pouvoir des “ayants doits” qui pourraient ainsi court-circuiter le système judiciaire et obligeraient les FAI à instaurer des filtres, entre autres… Ce serait un énorme recul au niveau de la liberté d’expression et des échanges culturels.

Sous couvert d’une lutte contre le piratage et le téléchargement illégal, le gouvernement américain serait en mesure de censurer n’importe quel site. Et mettrait d’énormes moyens pour surveiller le Net.

En France, on est déjà bien servi, merci ! Nous avons cette pustule d’HADOPI qui ne fonctionne pas et qui nous coûte un maximum d’argent et la LOPPSI qui permet de mettre n’importe quel site sur une liste noire, sans passer par la case justice. Pour une fois, et malheureusement, on est à la pointe ! Enfin en théorie…

Alors disons simplement :
NON : à la censure et au filtrage du Net.
OUI : à la Liberté d’expression.

Internet doit rester un espace de Liberté, d’expression et d’échanges. C’est d’ailleurs un peu, le dernier qu’il nous reste…

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Quand on veut donner des leçons à tout le monde, il faut d’abord se les appliquer à soi-même.

Cette très jolie maxime, que je viens d’inventer, résume à elle seule le contenu d’un article très intéressant publié sur le site reflets.info. On y apprend que le site Internet de Franck Riester, député de Seine-et-Marne et célèbre rapporteur de la loi HADOPI, manque franchement de sécurité.

On y retrouverait un bon paquet de failles XSS, des fichiers de logs totalement ouverts, des pages PHP non sécurisées et de belles fuites de données personnelles.

Image du site reflets.info.

Bien que je sois totalement conscient que ce monsieur a dû sous-traiter la sécurité de son site, je me pose beaucoup de questions sur sa crédibilité. Comment peut-on faire de grandes envolées lyriques à l’Assemblée Nationale pour condamner les négligences caractérisées des internautes qui ne sécurisent pas leur Box, alors que son propre site est rempli de ce même genre de négligences ?

Bon, je ne vous colle même pas l’adresse du site car vous risqueriez d’attraper des virus en vous connectant dessus… :wink:

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