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La rentrée sera vraisemblablement sous le signe de l’HADOPI. J’ai d’ailleurs prévu quelques billets sur les meilleurs moyens de contourner cette surveillance déplorable…

Pendant mes travaux sur le blog, je n’ai pas eu le temps de vous poster cette magnifique chanson interprétée par Jérôme Choain (alias JCFrog). Il nous avait déjà proposé son HADOPI Song en février 2009.

Sur une reprise amusante de Daniel Balavoine, le chanteur nous raconte l’histoire d’une famille qui reçoit le fameux troisième avertissement. Je vous laisse la découvrir…

On trouve vraiment de tout sur Internet, même de quoi pirater les voitures (“pirater” car elles sont gavées d’informatique). Plus besoin d’utiliser des vélib’ avec ces outils. Empruntez directement les véhicules qui vous plaisent…

Je ne vous donne pas les adresses où vous pouvez acheter ce matériel. Il ne manquerait plus que je me fasse voler ma voiture par un lecteur assidu d’EspaceRezo

Ilmars Poikans Il n’a pas d’arc ni de flèches, mais un ordinateur et il se bat pour mettre au grand jour les inégalités dans son pays. C’est beau mais il risque quand même jusqu’à 10 ans de prison

Ilmars Poikans, Neo sur la Toile, est un chercheur en intelligence artificielle de l’Université de Lettonie, à Riga. Âgé de 31 ans, il mène une vie bien tranquille jusqu’au jour où il tombe par hasard (c’est lui qui le dit) sur une faille du site du fisc letton.

Il réussit alors à accéder à des millions de données fiscales et, depuis février, il envoyait des informations croustillantes à la presse et sur Twitter. Il a notamment publié les salaires et primes indécentes de certains hauts fonctionnaires de Lettonie pendant que le reste de la population se serrait la ceinture pendant la crise.

La police vient de l’arrêter et il risque gros. Soutenu par la population qui avait déjà perdu pas mal confiance en la classe politique, Ilmars Poikans devient un véritable symbole de la lutte contre les inégalités dans son pays.

Son action a servi à quelque chose puisque, la semaine dernière, le Parlement a adopté une loi obligeant les institutions gouvernementales à publier les salaires de différentes catégories de fonctionnaires.

Via : lemonde.fr.

Un débat devant Paul Amar entre Jérémie Zimmermann de la quadrature du Net et Franck Riester député et rapporteur devant l’Assemblée de la loi HADOPI supposée lutter contre le téléchargement des Å“uvres.

Après un résumé instructif de la situation, on plonge dans un débat passionné. D’un côté un individu sans argument à la solde des majors de la musique et de l’autre un jeune homme intelligent et charismatique, qui s’engage pour la liberté et le partage universel de la culture

Comme vous le voyez, je reste discret sur mes opinions pour ne pas influencer votre jugement :) .

Emule J’avais promis de vous tenir au courant de la mise en place d’HADOPI et il semble que des serveurs pièges aient été installés depuis quelques jours. Mais pas de panique, ce ne sont que des tests car HADOPI n’est pas encore applicable.

Pour ceux qui n’ont pas trop suivi cette actualité, c’est la société nantaise “Trident Media Guard” (TMG) qui a été choisie par les “ayants droit” pour procéder à la collecte des adresses IP sur les réseaux P2P. Il semblerait qu’elle ait mis en ligne 6 serveurs pour traquer les vilains pirates. Il s’agirait des serveurs ayant les adresses IP 85.159.236.252 à 85.159.236.254, puis 85.159.232.81 à 85.159.232.83.

Les spécialistes d’Emule ont également mis en évidence une liste des fichiers qui seraient recherchés par des “sondes eDonkey”. Ce sont de faux clients eMule qui récoltent les adresses des utilisateurs qui partagent des fichiers illégaux. Ces quatre sondes seraient dans le range 193.107.240.0/22 (les IP sur lesquelles les sondes tournent sont 193.107.240.1 à 4).

La liste, ou une partie de cette liste, se trouve par ici. Les fichiers recherchés sont variés : de la musique en tout genre (Michael Jackson, Daft Punk, Dalida, Depeche Mode, Diam’s, les Black Eyed Peas…) et quelques séries à la mode comme Heroes et Inglourious Basterds. La liste n’est pas très fournie pour l’instant et ne doit servir qu’à réaliser des tests.

Bien entendu, il est fortement déconseillé de se connecter à l’un des 6 serveurs cités plus haut. Les spécialistes préconisent de n’utiliser que les serveurs figurant sur la liste “peerates.net“. Je rajouterai personnellement que, pour limiter les risques, il ne faut pas hésiter à déconnecter le protocole “eD2K” et à ne laisser tourner que le client Kademlia (“Kad“). Utilisez seulement le réseau eD2K pour effectuer vos recherches de fichiers.

Enfin, si vous n’avez plus confiance en votre mulet, je vous rappelle qu’il existe déjà des alternatives pour contourner HADOPI. C’est dire si cette loi est ridicule

A lire sur forum.emule-project.net.

Le site de la féria d'Arles a été piraté Des militants anti-corrida ont hacké le site officiel de la feria d’Arles.

On pouvait y apercevoir une photo d’un torero en bien mauvaise posture face à un taureau. Les phrases “la fête est finie” jalonnaient l’ensemble du site et cinq photos montraient des animaux baignant dans leur sang. Une dernière phrase annonçait la dissolution du comité de la féria.

Le site n’est toujours pas disponible à cette heure. Internet devient petit à petit le théâtre des guérillas urbaines et des règlements de compte.

Source : lemonde.fr.

Argent C’est en flânant sur le site lemonde.fr que je suis tombé sur une interview intéressante d’un député vert belge. Mr Benoît Hellings a déposé une proposition de loi instaurant la création d’une licence globale en Belgique.

La proposition est téléchargeable sur le site du député. Elle va à l’encontre d’une autre proposition de loi qui vise à instaurer une sorte d’HADOPI belge.

Je ne vais pas reprendre en détail la proposition de Benoît Hellings mais simplement revenir sur quelques points intéressants de son interview qui sont autant d’arguments en faveur de la licence globale.

Son texte prévoit de mettre en place un observatoire de l’Internet chargé de distribuer les revenus de la licence aux ayants droits en fonction de sondages anonymes. Il prévoit aussi que ce soit les fournisseurs d’accès à Internet (beaucoup plus chers qu’en France) qui s’acquittent de cette contribution et non les abonnés.

Le député vert explique que cette licence ne condamnerait pas les plates-formes légales puisque celles-ci possèdent suffisamment de qualités pour exister à part entière : facilité d’accès, sécurité, simplicité des manipulations… Enfin, puisque les internautes seraient prêts à payer plusieurs dizaines d’euros par mois en VPN pour continuer à télécharger tranquillement, autant récupérer cet argent et en faire bénéficier directement les ayants droits.

Tous ces arguments me semblent vraiment intéressants et surtout réalistes. On est loin d’HADOPI et de sa mise en place hasardeuse. Je suis certain qu’un grand nombre d’internautes seraient prêt à payer quelques euros de plus pour pouvoir télécharger légalement. Je pense même que la plupart accepteraient de lister les fichiers téléchargés afin que les revenus soient le mieux répartis entre les artistes.

Oui, je peux toujours rêver

Plus d’infos sur lemonde.fr.

Ce reportage de France 2 est vraiment intéressant et montre, pour ceux qui en doutaient encore, que la sécurité absolue n’existe pas sur Internet. L’utilisateur de base est vraiment très vulnérable.

Le reportage commence avec un hacker qui pirate les connexions des usagers du Thalys Paris-Bruxelles. Les exemples suivants sont tout aussi instructifs.

Le plus triste, c’est que les victimes subiront bientôt une double peine avec HADOPI car ils sont responsables légalement de ce qui est fait avec leur connexion.

Repérée sur divertissonsnous.com.

Emule Cette semaine, je vous ai rapporté les résultats d’une étude qui montre qu’HADOPI entraînerait une augmentation du piratage au lieu de le faire baisser. Si on laisse le côté liberticide et probablement injuste de la chose (car il n’y aura sans doute pas de véritable moyen de se défendre), c’est surtout techniquement que cette loi est dépassée.

En effet, il existe déjà de nombreux moyens de télécharger du contenu illégal sans risquer de se faire repérer par HADOPI. Ces moyens sont simples, gratuits pour la plupart et à la portée de tous. Cet article n’a pas pour objet d’inciter au piratage mais simplement de démonter à quel point HADOPI ne sert à rien.

En gros, il existe deux sortes de tactiques pour blouser cette loi ridicule :
– masquer sa propre adresse IP,
– masquer la nature des données qui circulent.

Volontairement je ne vais pas vous parler des astuces qui consisteraient à pirater le wifi de votre voisin, à faire des échanges personnels entre disques durs externes ou à trafiquer le logiciel espion sensé prouver votre bonne foi. Je vais seulement aborder les cas où l’on télécharge des données chez soi, avec sa connexion personnelle et pas seulement chez ses amis.

Le streaming consiste à écouter de la musique ou regarder des vidéos en flux continu. Il n’y a pas de téléchargement de fichiers classiques même si il est souvent possible “d’aspirer” les données sur sa machine. C’est nettement moins risqué que le peer-to-peer. Il suffit donc de connaître les bonnes adresses qui diffusent du contenu. Pour les fanas de P2P, il existe des réseaux cryptés. Je n’ai pas encore testé ce genre de programme mais vous en trouverez sur anonymous-p2p.org. Apparemment, le projet Kommute possède de sérieux atouts. Il devrait se renforcer si le public commence à s’y intéresser. Pour l’instant, les vitesses de téléchargement sont moins bonnes qu’avec du P2P classique du fait du cryptage à mettre en place et du nombre plus modeste de fichiers mis à disposition.

Les connexions VPN sécurisées ont le vent en poupe. Vous trouverez quelques adresses ici par exemple. Il existe des services gratuits mais ils sont nettement moins rapides (car bridées) que les payants. Les connexions sont un peu plus lentes mais tout ce qui circule est crypté et votre IP reste cachée. Deux services payants semblent sortir du lot : ipodah et ipredator.

Les newsgroups encryptés : pour 10 à 15 euros par mois environ, vous pouvez télécharger anonymement à très grande vitesse. Les services se nomment Usenet, UseNeXT, Giganews, PowerUsenet… En gros, ce sont des réseaux de forums privés dans lesquels il est possible de stocker de la musique et des vidéos.

Le “direct download” revient en force. Le principe est de télécharger directement sur des sites de stockage en ligne. Ces sites sont souvent localisés à l’étranger donc hors de la juridiction française. Les débits de téléchargement sont très élevés et les temps d’attente sont supprimés pour quelques euros. On y trouve de tout car les espaces de stockage sont quasiment illimités. Quelques noms de sites : Rapidshare, Megaupload, Mediafire, Upload.to, Sendspace, Sharebee

Personnellement, c’est cette dernière solution qui me semble la plus intéressante. Indétectable et très rapide.

J’ai essayé de faire le plus complet possible mais j’ai sûrement oublié quelques alternatives. Je compte sur vous pour compléter mon propos dans les commentaires ci-dessous…

Emule Et pan, dans les dents. Ça commence bien pour HADOPI.

Par le décret n° 2010-236 du 5 mars 2010, HADOPI possède maintenant son fichier. Il listera : la date et l’heure de l’infraction, l’adresse IP utilisée, le protocole P2P employé, le pseudonyme de l’internaute, le nom réel du fichier téléchargé et le nom de votre fournisseur d’accès.

HADOPI se met donc en place et n’attend plus, pour devenir pleinement fonctionnel, que la finalisation du logiciel sensé sécuriser votre ligne. Le fameux programme espion qui doit vous permettre de vous disculper si vous êtes inquiété à tort. Celui qu’il faudra contourner pour être tranquille quoi !

Si vous êtes un vilain pirate, il vous reste donc encore quelques jours (mois ?) avant de couper votre Mule !

Mais revenons au titre de mon billet. La loi HADOPI a été mise en place pour faire peur aux internautes qui téléchargent illégalement. Bien que dépassée sur le plan technique, elle mise sur son effet d’annonce, un peu comme les radars sur la route. On devrait donc voir une baisse significative du nombre de téléchargements depuis sa promulgation.

Or une étude réalisée en décembre par l’Université de Rennes montre qu’au contraire, le nombre de pirates a augmenté de 3 %. Ces derniers délaissent le P2P et s’orientent vers des pratiques indétectables par HADOPI : l’utilisation de VPN, le streaming, le téléchargement sur serveur distant, les newsgroups…

Au lieu de freiner les pirates, HADOPI a eu deux effets pervers :
– une jolie publicité au téléchargement illégal (pour ceux qui hésitaient encore),
– et la remise au goût du jour du téléchargement direct (en plus, ça va plus vite !).

Grâce à HADOPI, les données circuleront plus rapidement, seront encore plus cryptées et donc deviendront quasiment indétectables. Tout le contraire de ce qui était prévu par nos décideurs. Le pire, c’est qu’il va falloir payer tout ça.

Là je dis : bravo !

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