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Karotz : le meilleur ami du geekJ’ai la grande chance de faire partie des blogueurs qui ont reçu un Karotz pour le tester. Mais c’est quoi un Karotz ?

Le Karotz est, comme son nom ne l’indique pas, le digne successeur du Nabaztags. C’est un robot domestique intelligent qui parle, voit, écoute, obéit et il bouge ses oreilles ! Concrètement, une fois paramétré, il peut vous avertir (grâce à ses oreilles, à son ventre qui change de couleur ou même directement avec une voix de synthèse) lorsque vous recevez un mail ou un message provenant des réseaux sociaux. Il peut lire, à haute voix, un flux RSS ou une station de radio et bien d’autres choses encore…

Le rachat de Violet par Mindscape a eu non seulement comme effet un changement de nom, mais également une nette augmentation des capacités de l’animal.

Il possède donc toujours ses fameuses oreilles qui bougent, un ventre qui s’illumine selon son statut, un lecteur de puce RFID et la reconnaissance vocale. Mais cette nouvelle version ajoute une webcam qui lui sert de nombril, un véritable haut-parleur et un port USB pour lire directement les morceaux de musique d’une clé USB.

Karotz : le meilleur ami du geek

Dès son déballage, on se rend compte que l’engin est solide et peu encombrant. Pour le configurer, il suffit de brancher le cordon d’alimentation et le câble USB. Ensuite il faut se rendre sur l’URL plug.karotz.com et suivre tranquillement les instructions d’installation. Au bout de quelques minutes (assez longues tout de même), le lapin agite ses oreilles. Il est prêt à fonctionner.

Comme d’habitude, j’ai voulu faire le pro et essayer d’utiliser le Karotz, sans lire la notice. J’ai galéré pour lui donner des ordres avant de comprendre qu’il fallait maintenir le bouton situé entre les oreilles pendant que l’on parle. Ensuite, tout c’est bien passé et j’ai rapidement apprivoisé la bête.

Le Karotz fonctionne avec des applications qu’il faut lui ajouter en passant par une interface en ligne. Cet ajout se fait très rapidement et la liste des applications disponibles est assez conséquente. De nouvelles viendront s’ajouter petit à petit.

Karotz : le meilleur ami du geek

Ces applications permettent de :

  • téléphoner gratuitement à quelqu’un qui est en possession d’un autre Karotz.
  • faire parler Internet et de recevoir les informations qui vous intéressent : météo, infos trafic, actualités, informations sportives, culturelles, boursières, horoscope, programme télévisé… Et tous les flux RSS que vous souhaitez.
  • suivre les statuts Facebook et les Tweets de vos amis.
  • garder un Å“il sur votre maison et votre famille. Vous pouvez voir ce qu’il voit et être prévenu lorsqu’une personne rentre dans votre foyer.
  • écoutez votre musique préférée (mp3, webradios, podscasts) et de se réveiller en musique.

Il est également possible de développer ses propres applications pour le Karotz car Mindscape a mis en ligne un espace dédié aux développeurs : dev.karotz.com. On pourrait bien voir rapidement l’émergence d’un Market autour du Karotz où des développeurs ingénieux pourraient proposer des applications originales et pratiques à la manière d’un Android Market ou d’un App Store façon Apple.

Après quelques jours d’utilisation, on s’habitue facilement à l’animal et il trône fièrement sur le bureau.

Karotz : le meilleur ami du geek

Je lui ai cependant trouvé quelques petits points négatifs que je vais vous livrer rapidement, en vrac :

  • ses changements de statut sont notifiés par des variations de la couleur de son ventre. Les daltoniens risquent de galérer un peu et je sais de quoi je parle…
  • il faut le garder à portée de main pour pouvoir appuyer sur le bouton et la lumière qu’il émet peut agacer au départ lorsque l’on n’est pas habitué.
  • son prix est assez élevé : 199 € mais quand on aime, on ne compte pas…
  • la reconnaissance vocale pèche un peu ou alors c’est moi qui n’articule pas bien (heureusement, il y a les nanoztags, des petites clés qui permettent de donner des ordres au Karotz en les passant devant son ventre).

En tout cas, le Karotz est un gadget vraiment sympa qui ravira, j’en suis certain, les passionnés d’Informatique et les geeks. Je le recommande vivement. J’ai également particulièrement aimé l’option qui permet de mettre en veille et de le réveiller à heures fixes pour économiser un peu d’électricité.

De plus, si vous êtes toujours l’heureux possesseur d’un “vieux” Nabaztag, vous bénéficierez d’une réduction pour l’achat d’un Karotz de 50 €. La livraison est gratuite pour tous et à partir de 25 € pour ceux qui voudront acheter des accessoires pour leur lapin (oreilles colorées, music pack, kit de customisation…).

Le Karotz est un animal qui a de la classe et de l’avenir

Grâce à Mindscape, je vous propose également de gagner ce Karotz en participant à un nouveau concours sur le blog. Celui-ci démarrera dès demain lorsque je posterai le règlement du concours sous la forme habituelle !

Windows Phone 7 Mango en vidéoMicrosoft vient d’annoncer qu’une mise à jour majeure de son Windows Phone 7 devrait arriver cette année, vers l’automne. Elle concernerait l’ensemble des smartphones tournant sous le système mobile de Microsoft.

Cette mise à jour apporterait “500 nouvelles fonctionnalités” et la priorité est clairement donnée à l’intégration des réseaux sociaux. L’utilisateur pourra centraliser ses messageries et les regrouper avec ses comptes sociaux (Facebook et Twitter). Les conversations pourront être épinglées directement sur l’écran d’accueil.

Le multitâche et le navigateur Internet (basé sur Internet Explorer 9) seraient également grandement amélioré. Voici une vidéo très instructive réalisée par l’équipe de Clubic :

 

La vidéo est explicite mais c’est le contenu de cette mise à jour qui m’interpelle un peu. C’est moi où les grandes avancées technologiques proposées par Microsoft existent déjà chez les concurrents ?

J’ai franchement l’impression qu’ils ne font que rattraper leur retard par rapport aux autres systèmes d’exploitations mobiles : iOS et Android par exemple…

Pas un scandale sans Internet ou TwitterL’actualité du moment dans le monde et en France, c’est bien entendu l’affaire Strauss-Kahn. Sur ce blog, principalement consacré à l’Informatique, on ne s’occupe pas de politique, ce n’est pas notre rayon. Donc, je ne m’étendrai pas sur cette affaire DSK. J’ai d’ailleurs choisi de publier ce billet quelques jours après le déferlement médiatique.

Par contre, cette affaire a mis en avant, encore une fois allez-vous me dire, le rôle prépondérant d’Internet comme première source d’information. D’ailleurs, les journalistes n’hésitent plus à dire que leurs tuyaux viennent du Net. Cette fois-ci, c’est Twitter qui est au centre du système. L’information n’a jamais circulé aussi rapidement et parfois même, c’est en temps réel qu’elle arrive.

Les deux exemples qui vont étayés mon propos sont vraiment explicites.

Tout d’abord, l’affaire DSK a carrément commencé sur Twitter et presque en temps réel ! C’est un Franco-Canadien, Jonathan Pinet qui a twitté la nouvelle avant les “médias classiques”. Il aurait été informé par un ami new-yorkais et a posté ce tweet à peine une heure après l’arrestation :

Pas un scandale sans Internet ou TwitterSource de l’image.

Ensuite, Twitter a également joué un rôle primordial pendant que DSK et son avocat tentaient de négocier avec la juge une libération sous caution. Les journalistes présents, qui ne pouvaient utiliser leur portables, ont twitté secondes par secondes ce qu’il se passait dans le tribunal.

Les radios et les télévisions relayaient donc, avec quelques secondes de retard, les messages postés par les journalistes. Tout ceci montre bien une certaine évolution dans la manière de traiter l’information. Certes, nous sommes maintenant au courant plus rapidement de ce qu’il se passe dans le monde mais cette réactivité exacerbée se fait forcément au détriment d’un certain recul par rapport à l’information.

On relaie vite mais sans vérifier les sources, ni la véracité des événements. Le métier de journaliste perd de son intérêt. J’aime vraiment Internet mais un jour, une fausse rumeur sera prise au sérieux et relayée par tous les médias. Ce sera sans doute dramatique…

Sinsulter par vidéos interposéesChaque jour, je vous propose, dans mes billets, ce qui m’intéresse au moment où je rédige. Le plus souvent, je vous parle de ce qui m’apparaît comme “le meilleur” du Net. Mais, comme vous le savez tous car vous n’êtes pas tombés de la dernière pluie, Internet recèle également de sites et de vidéos qui ne sont pas jolies jolies.

Rassurez-vous quand même, je ne vais pas vous parler de trucs supers crades ou vous montrer des vidéos qui heurtent la morale mais je suis tombé, cet après-midi, sur une petite guéguerre par vidéos interposées entre des internautes qui sortent franchement de l’ordinaire car ils sont omniprésents sur les sites d’hébergement de vidéos.

Donc, au départ, il y a Jean Michel du 59 qui s’éclate à faire des reprises toutes moisies. Joharno, qui se prend pour une star du Web, prend sur lui de lui dire que ses reprises sont de la merde. D’un côté, ce n’est pas faux. Mais notre sympathique nordiste a le droit de faire ce qu’il veut. Le problème, c’est qu’il est susceptible. Il décide donc de se rebeller et de pourrir Joharno dans des vidéos.

C’est là qu’entre en scène un groupe de sombres imbéciles (ou de gars qui s’amusent à faire monter la sauce, je n’arrive pas à savoir) qui tentent de défendre le nordiste courroucé, au grand damne de Badboy, un pote de Joharno qui est lui-même bien gratiné :

Sinsulter par vidéos interposées

Jean Michel du 59 se fâche alors. Attention tout de même aux personnes sensibles au langage châtié car ça envoie bien :

Sinsulter par vidéos interposées

Suite à cette grosse colère baveuse (au sens propre) et aux grosses hésitations de diction de Jean Michel du 59, Badboy se fend d’une cinglante réaction, toute en couleur, elle aussi. Et encore, il annonce qu’il ne va pas s’énerver :

Sinsulter par vidéos interposées

Et puis il y a le Joharno qui en remet tranquillement une couche, l’histoire que l’on touche vraiment le fond du panier :

Sinsulter par vidéos interposées

La grande classe quoi !

Au final, et peu importe le véritable ordre chronologique des vidéos ci-dessus, on rigole pas mal en les regardant car ces types ont vraiment de tronches à faire peur. On apprend également quelques expressions hallucinantes qui, elles, m’ont fait mourir de rire (merci Badboy)…

Et puis rassurez-vous, les gars s’attendent chacun chez eux tranquillement, derrière leur webcam, en pensant être les plus forts. Aucun risque qu’ils se mettent sur la tronche, donc ils peuvent finalement continuer à nous faire rire.

Pour conclure, et après y avoir réfléchi devant une bonne bière, je pense que tout ceci fait partie d’une thérapie de groupe. Mais il y a quand même du boulot !

Cobra le pirate de lespace en filmIl n’y a pas trop d’Informatique dans mes billets aujourd’hui. Il y a des jours comme ça… Par contre, mon petit cÅ“ur de geek, ou plutôt d’adolescent attardé, vient de faire un bon dans ma poitrine d’athlète accompli (non je ne posterai pas de photos, croyez-moi sur parole).

Figurez-vous que j’ai toujours rêvé d’avoir un canon à rayon delta dissimulé dans mon bras gauche. Ce n’est pas vraiment pratique pour se gratter le nez j’en conviens mais indispensable si vous rencontrez dans la rue un homme de verre à la solde des pirates de l’espace.

Vous l’avez compris, un de mes héros préféré est Cobra. Les aventures de ce Robin des Bois futuriste ont bercé ma jeunesse et n’ont pas pris une ride, contrairement à d’autres séries animées d’ailleurs.

Par hasard, je viens d’apprendre que le réalisateur français Alexandre Aja, à qui l’on doit le sympathique et gore Piranha 3D, est en bonne voie pour adapter au cinéma les aventures de Cobra le Pirate de l’Espace. Son Piranha 3D était dynamique, sanguinolent et rempli de jolies filles, ce qui laisse espérer le meilleur.

Bien que le film ne devrait sortir qu’en 2013, une affiche vient de pointer le bout de son nez. Je la trouve vraiment sympa :

Cobra le pirate de lespace en film

Comme j’ai envie de vous mettre l’eau à la bouche, je vous propose de visionner (ou de revoir pour les anciens) le générique, version française, de cette hyper super (je n’ai pas plus fort niveau superlatif) série animée :

http://www.dailymotion.com/video/x2d0jb

Et enfin, j’ai retrouvé sur la Toile le premier épisode de la série dans lequel Cobra retrouve la mémoire et sa vieille complice Armanoïde. Il est à visionner sur wat.tv, tout en sirotant un lait à la fraise

Le bruit comme source dénergieAprès l’utilisation de la lumière comme source d’énergie et l’invention du film photovoltaïque transparent (je vous en ai parlé il y a quelques jours), les chercheurs se penchent sur le bruit pour alimenter des appareils électriques.

Apparemment, des chercheurs coréens ont pas mal avancé dans ce domaine et ont réussi à concevoir un système qui transforme une source sonore en électricité, tout en réduisant les bruits de fond. Cette technologie permettrait de recharger (ou au moins de limiter la décharge) d’un téléphone portable, tout en améliorant la qualité de la conversation.

Le docteur Sang-Woo Kim, spécialiste des nanotechnologies à l’université Sungkyunkwan de Séoul, et son équipe utilise un système d’électrodes, relié par des films d’oxyde de zinc, qui vibre avec le son et transforme ces mouvements de compression et d’extension en électricité.

Les premiers essais ont permis de convertir un son de 100 décibels (marteau-piqueur à moins de 5 mètres !) en 50 millivolts d’électricité, ce qui est peu mais encourageant. Les chercheurs tentent maintenant d’améliorer le rendement et essaient de créer de l’énergie à des intensité de son plus faibles.

Cette technologie, si elle s’avère rentable, pourrait avoir de nombreuses autres applications que la recharge des téléphones. Par exemple, un mur anti-bruit bordant une autoroute et utilisant ce système pourrait non seulement réduire l’intensité du son émis, mais également produire en même temps de l’énergie...

Recharger son téléphone grâce à un film plastiqueIl y a quelques jours, je suis tombé sur une info technologique vraiment incroyable.

La société française Wysips a réussi le tour de force de fabriquer un film photovoltaïque souple et transparent qui est capable de recharger un petit appareil électrique de type téléphone portable, tablette, PDA… grâce à la lumière.

Cette invention est vraiment incroyable et pourrait révolutionner nos habitudes de consommateurs d’énergie.

Le film en question a une épaisseur de 0,1 mm et peut être posé sur les écrans des machines, sans altérer leurs fonctions tactiles ni modifier leur apparence. Il faudrait une heure d’exposition au soleil pour recharger l’équivalent d’une demi-heure de communication. Six heures seraient nécessaire pour recharger complètement un téléphone portable.

Alors imaginez le rêve : plus de problèmes de batterie et l’utilisation d’une énergie propre (la lumière du soleil) pour recharger tous les petits appareils de la vie courante. Et puis sans doute qu’un jour, les vitres de nos fenêtres seront équipées de ces petites cellules photovoltaïques qui alimenteront une partie de notre réseau électrique domestique.

Recharger son téléphone grâce à un film plastique

Alors, vous allez me dire que tout ceci est bien beau mais les téléphones portables ne sortent pas tellement de nos poches. Effectivement mais s’ils se chargeaient à chaque fois qu’ils sont exposés à la lumière, ce serait déjà ça de pris. Et puis la technologie en est à ses débuts et l’on peut imaginer que des progrès seront rapidement réalisés au niveau de l’optimisation du fonctionnement du film (besoin de moins de lumière) et de la durée d’exposition nécessaire (chargement plus rapide).

Je suis toujours stupéfait par la capacité de l’être humain à inventer de nouvelles technologies. Il faut le reconnaître, l’Homme est passé maître dans la création d’énergie mais il se heurte toujours à un problème crucial : comment la stocker sans pertes ?

En tout cas; si j’avais quelques millions d’euros d’avance, j’investirai bien dans cette startup

Plus d’infos sur le site wysips.com.

BouyguLa carte des hotspots Wi Fi Bouygues Telecomes Telecom a annoncé récemment le déploiement de son réseau wifi communautaire. Après SFR et Free, ce sont donc les abonnés Bouygues Telecom qui peuvent bénéficier de hotspots publics gratuits.

Comme chez SFR et Free, il existe un cloisonnement entre le réseau domestique de l’abonné et le réseau public. Ce dernier bénéficiera seulement d’une partie de la bande passante laissée libre par l’abonné. Elle est d’ailleurs limitée à 3 Mbps et à 2 heures renouvelables. L’internaute nomade qui se connecte est identifié au moyen d’une adresse IP distincte et grâce à ses identifiants de connexion habituels.

La carte des hotspots Wi Fi Bouygues Telecom

Par défaut, ce “Bouygues Telecom Wifi” communautaire est “activé” sur les BBox. Les abonnés peuvent néanmoins désactiver le point d’accès public mais, ils perdent aussitôt la possibilité d’accéder à celui des autres.

Bouygues Telecom vient de mettre en ligne une carte des points d’accès publics sur cette page. Ce service s’avère bien pratique si vous comptez vous déplacer.

Avec l’ouverture progressive des tous ces réseaux wifi publics, il ne vous reste plus qu’à trouver 3 amis en qui pouvez avoir confiance et qui seraient abonnés chez Free, SFR et Bouygues. Un petit échange d’identifiants et hop, vous pouvez vous connecter de n’importe où.

Par contre, les abonnés Orange risquent de rester sans amis encore pendant quelques temps…

Apple piste tous vos déplacementsC’est la polémique du jour ! Deux chercheurs américains, Alasdair Allan et Peter Warden, affirment avoir découvert que les produits Apple de dernière génération, comme l’iPhone et l’iPad 3G, conservent une trace de tous les déplacements des utilisateurs.

Cette fonctionnalité cachée aurait fait son apparition dans la quatrième version du système d’exploitation iOS publié en juin 2010. Les informations sont stockées en clair et sans chiffrement, dans un fichier caché intitulé “consolidated.db”. Il est transféré sur l’ordinateur à chaque sauvegarde et peut contenir plusieurs mois de données. Le fichier est même restauré avec l’historique si l’utilisateur change d’appareil.

Apple n’a jamais commenté cette fonctionnalité et reste muet depuis l’annonce de cette découverte. Pour l’instant, rien n’indique que ces données soient effectivement transférées vers chez Apple ou vers des serveurs distants quelconques.

Pour prouver leurs dires, les deux chercheurs ont même mis au point une petite application qui permet d’afficher les données contenues dans le fichier “consolidated.db” sur une carte. Vous pouvez la télécharger gratuitement surpetewarden.github.com. Je n’ai pas pu la tester car je n’ai pas de produits Apple sous la main mais certaines vidéos qui circulent sur le Net sous assez édifiantes.

Apple piste tous vos déplacements

Comme ces grandes multinationales ne laissent jamais rien au hasard, on peut se douter qu’Apple pense utiliser cette fonctionnalité dans l’avenir (si ce n’est pas déjà fait). L’intérêt de pister ses utilisateurs est grand pour n’importe quel industriel. Avec ce type de données, il peut savoir précisément ce qui intéresse son client pour lui vendre le service ou l’appareil le plus approprié à ses besoins.

Comme Microsoft, au temps de sa suprématie, Apple est en train de devenir le grand méchant technologique. Heureusement pour la firme de Cupertino, Google traîne également dans les parages et possède largement les moyens de pister ses utilisateurs, et donc de partager ce statut de tueur de confidentialité.

Mais là du coup, je me demande si Apple ne prend pas ses utilisateurs pour des pommes

Internet est il en danger à cause de la penurie dadresses IPv4 ?En voilà une question qui est intéressante… Mais c’est quoi une adresse IPv4 ?

Commençons par le début : chaque machine connectée à Internet est identifiée par une adresse IP (Internet Protocol). C’est une sorte de numéro personnel qui permet au réseau de repérer à quel endroit il faut envoyer les données. Au lancement d’Internet, c’est le protocole IPv4 qui a été choisi mais, avec l’évolution exponentielle du nombre de machines à connecter au Web, le nombre d’IPv4 disponibles est devenu insuffisant et il faut passer à l’IPv6.

Rentrons dans le détail : “Une adresse IPv4 est codée sur 32 bits (une succession de trente-deux 0 et de 1), traduits en système décimal par quatre nombres allant de 0 à 255, séparés par des points. Il peut donc exister 2 puissance 32 (environ 4,3 milliards) adresses différentes. Son successeur, IPv6, passe à 128 bits, ce qui donne 2 puissance 128, soit 340.282.366.920.938.463.463.374.607.431.768.211.456 adresses possibles” (source 20minutes.fr).

Pour faire simple, le réseau mondial doit passer du protocole IPv4 au protocole IPv6 pour que toutes les machines du monde puissent se connecter à Internet. Or le problème est double :

  • les deux types de protocoles ne communiquent pas directement entre eux,
  • et cela coûte cher de passer de l’un à l’autre car il faut que les fournisseurs d’accès adaptent leurs infrastructures.

Internet est il en danger à cause de la penurie dadresses IPv4 ?

Cela fait de nombreuses années que ce passage obligé a été identifié mais, comme souvent, on attend la dernière minute pour agir. Or la dernière minute est pour bientôt. En effet, on vient d’apprendre que l’APNIC (Asia Pacific Network Information Centre), qui gère les allocations d’adresses pour la région Asie-Pacifique, a distribué son dernier bloc d’adresses IPv4. La pénurie devrait s’étendre en Europe et au Moyen-Orient très rapidement.

Comme cette pénurie n’a pas été anticipée, c’est le foutoir et les grands acteurs du Web mettent en place des rustines technologiques pour que les utilisateurs ne pâtissent pas de cette situation. Ces solutions consistent principalement à exploiter au maximum les dernières adresses IPv4 en regroupant plusieurs utilisateurs sur une adresse ou à tenter de faire dialoguer entre eux l’IPv4 et l’IPv6.

On tire sur la corde un peu plus pour ne pas faire d’investissements et ces manipulations risque de mettre en péril l’équilibre d’Internet : gros ralentissements dus à des goulets d’étranglement, vulnérabilité accrue du réseau…

En conclusion, l’utilisateur de base ne devrait pas se rendre compte de ce qui se joue, ni subir de dommages collatéraux car toutes les machines communicantes actuelles savent gérer l’IPv6. Mais, comme d’habitude, pour faire quelques économies, on risque de déséquilibrer et d’affaiblir le réseau mondial incontournable : Internet.

Au passage, un grand merci à Darkadok qui m’avait alerté sur ce sujet, il y a quelques semaines.