EspaceRezo

Astuces, utilitaires, tutoriels, jeux, vidéos… que du bon pour apprendre et se divertir !

Affichage des articles marqués liberté

J’étais déjà très fan des billets de Fabrice EPELBOIN sur readwriteweb.com et, je l’avoue sans honte, je puise souvent mon inspiration anti-HADOPI dans ses écrits.

Après avoir visionné cette vidéo, qui m’a permis d’ailleurs de mettre un visage sur son nom, je suis encore plus fan car il arrive à démonter très calmement les arguments du monsieur qui représente les vendeurs de phonographes :wink: .

En 15 minutes, vous allez tout comprendre sur les enjeux d’HADOPI : de la défense d’un modèle économique éculé à la mise en place d’un filtrage de l’Internet français. Tout y est dans les grandes lignes et ça fait toujours aussi peur

Si vous souhaitez obtenir un peu plus d’informations sur les arguments que met en avant Fabrice EPELBOIN, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil sur readwriteweb.com. Tout y est, et en détails.

Share

L’Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou ACTA pour les intimes est une proposition de “traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle, la lutte contre les produits contrefaits et les échanges illicites de fichiers sans autorisation des ayants-droit” (Wikipedia).

Autant notre petite HADOPI française peut faire sourire, autant l’ACTA fait froid dans le dos car les négociations se déroulent dans l’ombre et à un niveau International.

Je vous conseille donc vivement de jeter un œil sur cette vidéo.

Découvert sur korben.info.

Share

Le député PS de la Nièvre Christian Paul a annoncé, lors de l’émission “Ça vous regarde” sur la Chaîne Parlementaire, que la gauche abrogerait la loi HADOPI si elle revenait au pouvoir en 2012.

Voici donc l’extrait de l’émission où il fait cette déclaration.

On remarque au passage la forte irritation de Franck Riester, l’ancien rapporteur de la loi HADOPI à l’Assemblée Nationale. Ce dernier est aujourd’hui membre de la Commission de Protection des Droits de l’HADOPI.

Share

Je ne vais pas vous refaire mon fameux couplet sur “HADOPI c’est le mal“. Tout le monde a déjà compris, à part les dirigeants de notre pays, qu’il faut trouver une solution pour que les artistes soient justement rémunérés pour leurs œuvres mais que cette solution ne doit pas être mise en place au détriment de nos libertés.

OUI à une solution équitable mais NON au filtrage du Net !

C’est dans ce contexte un peu particulier, avec la mise en route d’HADOPI notamment, que je me pose un cruel dilemme : doit-on présenter des solutions de téléchargement qui contournent la surveillance d’HADOPI ?

D’un côté, c’est certainement un encouragement au piratage mais d’un autre, si les téléchargements diminuent énormément, ce sont tous ceux qui militent pour un filtrage d’Internet qui auront gagné. Et cela, c’est inacceptable. Surtout que ce sont les internautes qui maîtrisent le moins l’outil informatique qui vont se faire avoir, et se faire couper l’ADSL,  par manque de connaissances.

Donc, je vais vous présenter deux moyens pour récupérer des fichiers (légaux bien entendu) sans risquer de vous faire attraper par HADOPI. Il existe, bien entendu, d’autres solutions. Certaines sont valables mais payantes comme les VPN (les gratuits sont vraiment trop limités). Personnellement, mes nombreux essais n’ont porté que sur des moyens totalement gratuits et deux solutions me paraissent, pour l’instant, sortir du lot pour remplacer la bonne vieille mule.

Ce sont :
– StealthNet
les hébergeurs professionnels de fichiers couplés avec un logiciel de gestion des téléchargements.

Première solution : StealthNet.

C’est un client anonyme et crypté pour le réseau P2P RShare. Concrètement, et pour faire simple, c’est un Emule super protégé qui masque votre identité et les données qui transitent. J’ai réussi à obtenir très facilement des fichiers avec ce programme mais les débits étaient parfois un peu lents à cause du manque de sources et peut-être également à cause de la quantité de travail nécessaire pour crypter/décrypter les données.

Pour l’utiliser, téléchargez le client et installez-le. Utilisez le petit moteur de recherche intégré dans le logiciel pour trouver les fichiers qui vous intéressent. Certains sites proposent des liens mis à jour régulièrement, je vous laisse les découvrir avec votre moteur de recherche favori.

De par son fonctionnement “classique”, les anciens utilisateurs d’Emule ne seront pas dépaysés. Je vois bien StealthNet devenir son remplaçant lorsqu’il aura récupéré une grande partie des utilisateurs du mulet. Plus il y aura d’internautes qui partagent et plus les débits augmenteront.

Seconde solution : utiliser les sites d’hébergement professionnel comme MegaUpload, Rapidshare, Hotfile… avec un programme qui va gérer vos téléchargements.

Personnellement, j’ai de très bons résultats avec JDownloader. Téléchargez-le, il est gratuit, et installez-le. Après quelques mises à jour, il est parfaitement fonctionnel, quoiqu’un peu long à se lancer.

Ensuite, il suffit de repérer les fichiers que vous souhaitez récupérer sur les sites d’hébergement professionnel qui sont nombreux et parfaitement légaux (contrairement à certains fichiers qu’ils hébergent d’ailleurs). Pour cela, il y a deux solutions :
– utiliser un moteur de recherche spécifique qui va fouiller chez ces hébergeurs. Vous en trouverez un tas en tapant “moteurs megaupload rapidshare” dans Google.
– passer par des sites et des forums qui recensent des films, des morceaux de musique, des jeux… Je vous laisse les dénicher sur le Net.

Une fois que vous avez trouvé un lien, et si vous avez JDownloader qui tourne en tâche de fond, il suffit simplement de faire un “copier” sur l’adresse du lien (clic droit + copier) et votre fichier vient se ranger dans l’onglet “Collecteur de liens” du logiciel qui va automatiquement vérifier que celui-ci est bien disponible. Il suffit ensuite de valider le ou les fichiers avec le bouton “Ajouter tous les paquets” et ils viendront se ranger dans la file d’attente de l’onglet “Téléchargement”.

Après on lance les téléchargements (petite icône type “lecture”) et il n’y a plus qu’à regarder les octets arriver dans la colonne “Progression“. JDownloader se charge d’enchaîner les téléchargements car les connexions simultanées sont limitées par les hébergeurs. Le programme se charge également de gérer les captchas sur MegaUpload et Rapidshare : plus besoin de rester devant son ordinateur pour taper les codes de vérification.

C’est la solution de téléchargement que je privilégie en ce moment car les débits sont plutôt bons, surtout en dehors des heures de grosse affluence sur Internet (19h-21h).

Attention tout de même, aucune solution (donc aucune de ces deux là également) ne garantit l’anonymat à 100 %. Mais, actuellement, ces deux méthodes vous permettront  d’échanger des données à l’abri des regards indiscrets des majors et de l’HADOPI.

Si vous connaissez d’autres moyens gratuits et efficaces pour télécharger des données en toute sécurité, n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires

Share

Pour faire suite au billet de Bob sur la riposte des pirates envers les ayants droits, nous avons appris depuis peu que lundi prochain, le site officiel de l’HADOPI (hadopi.fr), va ouvrir ses portes. Vous imaginez bien que cette inauguration ne va pas se passer sans vagues. Le site s’attend déjà à une attaque DDoS de grande envergure, venant principalement des Etats-unis et de la France.

Chose très étonnante et qui m’a bien surpris : la réaction, intelligente, de l’Hadopi face à cette menace. En effet Eric Walter, secrétaire général de l’Hadopi, a avoué que lors d’une telle attaque le site ne résisterait pas. Tient donc, l’Hadopi n’a pas dépensé des millions pour essayer de rendre leur site invulnérable face à une attaque en masse des internautes ? C’est très étonnant, mais en même temps, avec les sommes considérables que va engendrer la mise en place de cette loi, il ne doit pas rester grand chose sur le budget…

Cette future protestation démontre autre chose : il y a quelques années, il n’y avait que quelques personnes très informées et expérimentées qui prenaient part à ce genre d’initiatives. Le reste des internautes ne s’en intéressait guère. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les attaques de type DDoS sont réalisables et réalisées par des gens comme vous et moi, qui souhaitent montrer leur mécontentement par ce moyen.

Cette vulgarisation du “piratage” (un bien grand mot) informatique a été rendue possible, en grande partie, grâce à des logiciels “grand public” comme LOIC, grâce auxquels un enfant de 5 ans pourrait réaliser une attaque DDoS en rentrant simplement le nom d’un site et en cliquant sur un bouton.

Certains jugeront ces actions efficaces, d’autres futiles. D’ailleurs, le Parti Pirate Français appelle à la raison et souhaite qu’il n’y ait pas d’attaques sur le site car il les juge contre-productives. Si l’on considère que ces actions ne font que bloquer les serveurs et ne détruisent pas le matériel, il serait envisageable de les comparer à des mouvements de grève. Du coup, lorsque l’on touche à nos libertés, doit-on participer à des attaques DDoS comme on descendrait dans la rue ?

Share

Face aux agressions répétées des majors de l’audiovisuel, les pirates du monde entier se mobilisent pour contre attaquer et imposer un bras de fer assez inédit.

Mais revenons à la base du problème. Depuis quelques mois, les “ayants droits“, c’est à dire les grandes compagnies de musique, de cinéma, de jeux vidéo…, multiplient les actions contre les sites et les utilisateurs de fichiers pirates. Sur le fond, on ne peut pas les blâmer car ils sont dans leur rôle. Par contre, c’est au niveau de la forme et donc des moyens qu’ils utilisent que cela pose problème.

En effet, outre un acharnement au niveau judiciaire, certaines entreprises qui travaillent pour ces majors, n’hésitent plus à utiliser des moyens très agressifs pour attaquer directement les sites qui hébergent ou qui font la promotion de contenus pirates. Des attaques DDOS ont été utilisées. Elles consistent à bombarder les sites en question de demandes de connexion pour arriver à mettre les serveurs hors service.

Lancée sur le célèbre 4chan, par un groupe baptisé sobrement “Anonymous“, la contre attaque s’est opé­rée de la même manière mais après la distribution massive d’un logiciel très simple d’utilisation permettant de réaliser ces attaque DDOS. Ce sont donc des milliers d’internautes de tous pays qui ont lancé simultanément des requêtes sur les sites américains de la RIAA, la MPAA et AiPlex. Le résultat a été assez impressionnant et les sites en question sont tombés rapidement, restant paralysés de nombreuses heures.

On imagine bien les dégâts économiques de  telles attaques, surtout qu’il est difficile et coûteux de s’en protéger. Cette forme de guérilla informatique est d’autant plus efficace que les participants sont nombreux.

De plus, il apparaît assez clairement ces temps-ci, que la relative liberté qui règne sur Internet soit de plus en plus en danger. Tous les arguments sont bons (défense des ayants droits, sécurité nationale, protection des mineurs…) pour justifier un filtrage du réseau. Au lieu de trouver des réponses adaptées à chaque argument, certains préfèreraient cadenasser le Web. On les comprend : celui qui maîtrise Internet, maîtrise l’Information.

Cette main mise est monnaie courante dans les pays totalitaires et commence à pointer le bout de son nez en… France. HADOPI en est un exemple mais cette notion de filtrage pourrait aller encore plus loin si l’on en croit certaines rumeurs alarmantes

Je ne serai donc pas étonné que le type d’attaques décrit plus haut, visant à perturber le fonctionnement de certains sites favorables à une forme de censure, se multiplie et apparaisse rapidement au niveau national. Je l’imagine bien comme le nouveau hobby des défenseurs de la Liberté sur Internet.

Vous trouverez plus d’informations sur cette véritable guerre du Net sur pandalabs.pandasecurity.com, sur mashable.com et sur l’excellent article de Fabrice Epelboin sur fr.readwriteweb.com.

Share

Argent Personne n’est vraiment dupe : derrière les nombreuses propositions de filtrage d’Internet se cachent de gigantesques intérêts financiers.

On nous affirme vouloir assurer la juste rémunération des artistes, protéger les enfants, nous défendre contre les terroristes… mais finalement, un petit groupe de nantis cherchent à conserver certains monopoles pour continuer à s’enrichir.

La dernière intrusion du pognon dans le fonctionnement de notre Internet français date d’hier où le Tribunal de Grande Instance de Paris a ordonné aux fournisseurs d’accès de “mettre en œuvre ou faire mettre en œuvre, sans délai, toute mesure propres à empêcher l’accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés sur ce territoire, au contenu du service de communication en ligne” du site de paris stanjames.com (sans doute bloqué à l’heure où vous lirez ces lignes).

Selon Numerama, ce serait première fois que la Justice ordonne “le blocage d’un site Internet de paris en ligne après mise en demeure par l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL). Il s’agit de l’application d’une procédure inaugurée par la loi sur les jeux en ligne votée par le Parlement au mois d’avril“.

Cette décision de Justice est incroyable pour plusieurs raisons :
– le site en question n’était pas présent lors du jugement pour se défendre,
– il sera toujours très facile de contourner le blocage mis en place par les FAI (VPN…),
– on ne sait pas encore qui paiera les frais de blocages (assez importants apparemment),
– la juridiction accorde uniquement un délai de deux mois avant de prononcer les premières astreintes de 10.000 euros de pénalité par jour de retard (!).

Et voilà, encore une histoire de gros sous. Le site en question ne fait pas parti des sites qui reversent une part des bénéfices à l’État donc il est bloqué. Si la question financière est sans doute légitime, le problème, c’est qu’avec de tels précédents, on peut bloquer n’importe quel site : il ne plait pas au pouvoir donc il est bloqué !

Heureusement, comme pour HADOPI, la précipitation et le manque de connaissances sur le fonctionnement d’Internet vont vraisemblablement venir plomber le système que certains veulent mettre en place :
– les moyens techniques existent déjà pour contourner le filtrage,
– le financement n’est pas assuré : les FAI vont traîner les pieds,
– les règles européennes prévalent sur la loi française et j’attends avec impatience les premiers arbitrages en faveur de la liberté individuelle appliquée au Web.

Du coup, et encore une fois comme pour HADOPI, je me demande si notre gouvernement va s’y retrouver. Il récupérera sa part de bénéfices mais devra payer les frais de filtrage, les frais de justice et les pénalités s’il perd au niveau européen, les frais de présentation de ces décrets… et je ne parle même pas de l’image désastreuse de notre pays à l’étranger : le pays de la Liberté qui filtre Internet… Pour les propriétaires des sites par contre c’est bingo !

Une dernière petite remarque en passant. Je ne suis pas joueur de poker mais selon quelques sources bien informées, il semblerait que le blocage volontaire de sites aux joueurs français (par les sites eux-mêmes afin de se conformer à la nouvelle loi) soit fortement pénalisant pour ces derniers qui ne trouvent pas du tout leur compte dans l’offre “légale” : moins de joueurs, tables désertées la nuit, des gains beaucoup moins importants…

Comme d’habitude, les propriétaires des sites “légaux”, souvent assez proches des cercles du pouvoir, se remplissent les poches au détriment du joueur de base qui n’arrive plus à trouver le même plaisir de jouer…

Share

Encore une petite vidéo mais là, ça vaut vraiment le détour.

Il y a quelques jours, je vous avait parlé du sénateur Jean-Louis Masson qui a déposé une proposition de loi qui supprimerait la possibilité pour les blogueurs de préserver leur anonymat. Figurez-vous que ce monsieur ne sait vraiment pas de quoi il parle.

Je l’ai entendu hier en direct dans les Grandes Gueules sur RMC et j’ai bien failli avoir une attaque. Comment peut-on proposer une loi sur Internet sans connaître du le sujet ? A moins que ce monsieur cherche à “vouloir régler au niveau national une vieille rancœur locale” (à lire dans Numerama) ou tout simplement à avoir une loi qui porte son nom.

Avec de tels dirigeants politiques, on est vraiment mal barré

Share

Dans la série “je réduis vos libertés sur le Net“, voici le sénateur Jean-Louis Masson. Il a déposé une proposition de loi qui supprimerait la possibilité pour les blogueurs de préserver leur anonymat… un peu comme en Chine quoi !

Jean-Louis Masson veut aussi appliquer au blogueur le régime juridique “du directeur de la publication“, qui est à la fois très contraignant et risqué. Attention, après votre blog, il va sûrement proposer de faire la même chose avec votre journal intime…

Heureusement, avec la chute du prix des plateformes pétrolières dans les zones “libres”, je vais pouvoir m’en payer une et continuer de bloguer sans risquer d’aller en taule !

Vidéo repérée sur korben.info.

Share

Google Google a décidé cette semaine de ne plus cautionner la censure de son moteur de recherche en Chine. Les responsables annoncent ne plus vouloir filtrer les résultats des recherches sur google.cn.

C’est une bonne nouvelle pour les internautes chinois qui sont privés, depuis 2006, de certaines informations dites “sensibles” sur le Dalaï Lama ou la répression du mouvement démocratique de Tiananmen par exemple.

En fait, il semble que Google n’agisse pas tous à fait par pure bonté mais pour répondre à une attaque informatique de très grande ampleur. La sophistication de cette attaque laisserait penser que le gouvernement chinois ne serait pas étranger à cette attaque visant à récupérer les petits secrets du géant de la recherche. Une vingtaine d’autres grosses sociétés “sensibles” auraient également été visées.

Donc Google n’apprécie pas cette intrusion et le fait savoir. Certains analystes n’hésitent pas non plus à affirmer que cette passe d’arme va donner à Google une raison de laisser tomber le gouvernement chinois. La Chine est en effet l’un des rares pays au monde où Google n’est pas le leader des moteurs de recherche. Avec seulement 30% de parts de marché, Baidu, qui représente 60%, est l’incontestable leader sur le sol chinois.

Un bon point quand même pour Google qui tente de tenir tête au gouvernement chinois alors que les grandes puissances baissent régulièrement les bras. Espérons qu’au final, ce seront les internautes chinois, qui sont quand même environ 360 millions, qui bénéficieront d’un petit peu plus de liberté. Affaire à suivre…

Share